Septembre, c’est le mois que la Méditerranée préfère. Les foules estivales ont déserté les plages, l’air reste doux sans brûler, et s’offrir une escapade en Italie, en Espagne, en Corse ou sur la Côte d’Azur devient soudain une évidence. La Grèce, elle aussi, se révèle sous de meilleurs auspices : ni surpeuplée, ni étouffante, juste idéale. Partout sur le pourtour méditerranéen, septembre rime avec authenticité retrouvée. Même le reste de l’Europe se fait complice de cette parenthèse : des températures agréables, des sites moins fréquentés, une lumière qui s’attarde. Pour les amateurs de paysages sauvages, la fin août et le début septembre offrent un spectacle inattendu dans les landes écossaises : la bruyère explose en fleurs, transformant les collines en tapis mauves à perte de vue.
De l’autre côté du globe, les terres africaines jouent la carte de la saison sèche. L’Afrique de l’Est, Tanzanie, Kenya, Mozambique, mais aussi la Namibie, l’Afrique du Sud, le Botswana, le Zimbabwe, la Zambie et Madagascar, sans oublier les îles de l’océan Indien comme Maurice, Zanzibar ou les Seychelles, profitent d’un climat propice aux grands voyages. Les safaris s’organisent sous un ciel dégagé, les animaux se pressent près des points d’eau, et la nature se dévoile sans filtre. Sur la côte sud-africaine, entre Le Cap et Hermanus, la période d’août à novembre devient le terrain de jeu des baleines : les observer surgir au large reste un moment rare, presque irréel.
Changement d’hémisphère, autre ambiance : à Rio de Janeiro, juillet, août et septembre se partagent le titre de mois les plus secs. À Salvador da Bahia, septembre décroche la palme du ciel clair, loin de la moiteur tropicale. Même son de cloche dans le Pantanal et l’Amazonie, où les précipitations reculent, laissant place à des journées lumineuses et à une faune plus facile à observer. Plus au sud, les hauts plateaux andins du Chili, de la Bolivie ou du Pérou accueillent les voyageurs avec des journées fraîches mais ensoleillées, des nuits froides et un air d’une pureté rare. Les États-Unis, eux, dévoilent une autre facette dès septembre : les parcs naturels de l’Ouest abandonnent la chaleur accablante de l’été, les sentiers se prêtent à la randonnée, et même New York se laisse apprivoiser, loin des vagues touristiques et sous une lumière dorée qui magnifie ses avenues.
Pour ceux qui rêvent d’îles lointaines, septembre reste une option de choix. La Polynésie française, les Samoa, les îles Cook, Tonga, Fidji ou la Nouvelle-Calédonie s’offrent sous leur meilleur jour. Même la côte est de l’Australie, de la Grande Barrière de Corail jusqu’au nord tropical, se visite alors dans des conditions idéales : ciel bleu, mer accueillante, températures modérées.
Texte français corrigé par DietrichKöster.

