Risques à connaître avant de voyager au Togo

Mon voyage au Togo est mon premier pas en Afrique de l’Ouest. J’ai été très attiré par ce continent. Mes lectures et mes différentes rencontres au cours de mes voyages ont toutes mis en évidence la même chose, le numéro 1 incontournable de l’Afrique est sa population. N’ayant pas assez de temps pour visiter l’ensemble du continent, j’ai décidé de commencer par le Togo, souvent surnommé « l’Afrique en miniature »un nouveau voyage en moto. pour sa diversité géographique et humaine. Puisque mon idée était d’aller à la rencontre des locaux, c’était l’occasion idéale pour

N’hésitez pas à contacter Koffi by Whatsapp au 228 92 55 19 31, si vous êtes à la recherche d’une moto à louer.

Mon séjour au Togo s’est écourté à cause d’une blessure au genou, rupture des ligaments croisés. Ce retour prématuré m’a empêché de découvrir tout ce que j’avais prévu, et notamment d’envisager un passage par le Bénin. Pour autant, cette expérience m’a plongé au cœur de l’hospitalité togolaise : quatre jours passés dans le nord du pays avant mon rapatriement, à rire et partager le quotidien de ceux qui m’ont accompagné lors de la fin de ce périple. J’ai aussi pu tester mon assurance rapatriement, un sujet que je développerai ailleurs, mais croyez-moi, souscrire une assurance est indispensable.

Avant d’aller plus loin, laissez-moi vous présenter une scène ordinaire au Togo : une rencontre, un rendez-vous, parfois improvisé, comme celui avec Robert.

Pourquoi choisir la moto ?

Au Togo comme dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, la moto s’impose comme le véhicule du quotidien. J’avais déjà roulé en deux-roues au Vietnam ou encore conduit mon propre tuk-tuk au Sri Lanka. Voyager à moto, c’est s’ouvrir à une liberté rare, mais surtout, c’est adopter le rythme local. Rien de tel pour multiplier les échanges et se retrouver, parfois, au centre de l’attention.

Le tourisme reste discret : 200 000 visiteurs par an. Sur les routes, je n’ai croisé qu’un seul autre voyageur, et aucun à moto. Cette singularité intrigue les Togolais, provoque des discussions spontanées, souvent drôles, qui rendent le voyage inoubliable.

Pourquoi le Togo ?

Première soirée avec Eric, Koffi et Bertrand.

Parce que mon ami Ugo m’a mis en contact avec des gens à Lomé. L’idée de départ était simple : vivre l’Afrique de l’Ouest à moto, sans itinéraire précis. Grâce à ces contacts, j’ai pu être accueilli, louer une moto sur place et commencer ce défi sereinement. La préparation du voyage m’a aussi mené à Thibaut, installé une partie de l’année au Bénin, qui m’a vraiment donné envie de découvrir la région.

Ai-je besoin d’un visa ?

Oui. Personnellement, j’ai pris mon visa avant de partir : multi-entrées, 15 jours, 45 €.

Au consulat comme sur Internet, les infos manquent de clarté concernant le visa à l’arrivée. Sans itinéraire précis, je voulais pouvoir sortir et rentrer dans le pays si besoin. Pour consulter les tarifs, rendez-vous sur le site du consulat du Togo à Paris : ici.

Le visa sur place, c’est simple ?

En pratique, obtenir le visa à l’aéroport de Lomé est d’une facilité déconcertante. Sur place, le visa coûte 10 000 CFA (15 €) pour 7 jours, renouvelable jusqu’à un mois. La plupart des voyageurs français de mon vol l’ont pris à l’arrivée sans souci. La procédure est détaillée sur le site de l’aéroport.

Voici les documents à fournir pour le visa :

  • Passeport valable plus de 6 mois après la date de sortie et une page vierge pour le visa.
  • Trois photos d’identité récentes.
  • Formulaire de demande de visa en deux exemplaires, complétés et signés.
  • Preuve de billet retour.
  • Carnet de vaccination contre la fièvre jaune.
  • Attestation d’assurance assistance/rapatriement.
  • Attestation d’hébergement ou réservation d’hôtel pour toute la durée du séjour. Astuce : une réservation annulable suffit, ils ne vérifient pas auprès de l’hôtel, c’est purement administratif.

Prolonger son visa : comment faire ?

Mon vol retour ayant été avancé, j’ai pu tester la prolongation du visa, inutile finalement, mais l’expérience vaut le détour. C’est rapide, peu cher et sans complications. Mon visa a été prolongé d’un mois en respectant la procédure indiquée ici.

Rendez-vous à la Direction Générale de la Documentation Nationale à Lomé (l’adresse figure sur Maps.me).

Pour une extension d’un mois, il faut :

  • Payer 10 500 CFA (16 €)
  • Remplir une fiche d’information + fournir 2 photos
  • Laisser son passeport le temps de la formalité

En 24 heures, c’est réglé.

Au final, un visa d’un mois et une semaine sur place reviennent à 31 € contre 55 € depuis la France.

Combien coûte un billet d’avion ?

Le Togo reste accessible : un vol avec courte escale (moins de 3 heures) se trouve autour de 350 €.

En avril 2017, j’ai payé 360 € avec TAP, escale de 1h40 à Lisbonne.

TAP joue la carte du low-cost : pas d’écran, sièges peu inclinables sur Lisbonne-Lomé, mais le personnel est agréable, et on vous sert un plateau (disons, un sandwich tout à fait correct). Je mesure 1,67 m et le confort m’a suffi. Pour ceux qui souhaitent plus d’espace, un aller-retour avec Air France tourne autour de 500 €.

Pour plus de détails sur la chasse aux billets d’avion à prix mini, je vous recommande cet article.

Quel vol choisir ?

Pas besoin d’opter pour un vol multi-destinations si vous restez au Togo. La liaison Dapaong-Lomé se fait en bus en dix heures pour 8 000 CFA (12 €). La moto peut aussi voyager en soute pour le même tarif.

Si vous partez longtemps, un retour via le Bénin ou le Ghana est possible. Je ne l’ai pas testé, donc pas d’avis sur la question.

Quelle est la monnaie locale ?

Le franc CFA, voilà la règle du jeu.1 € vaut 655,957 CFA.

Le plus simple reste de partir avec du cash. Les banques et les bureaux de change dans la rue acceptent volontiers les grosses coupures (100 € de préférence).

Pour ma part, je changeais mes billets de 100 € à la banque (taux officiel), dans la rue le taux montait à 660.

En cas de besoin, j’ai utilisé Moneygram, même principe que Western Union, mais moins cher. Tarif : 655,957 CFA + 1 € de frais pour 300 € transférés.

Les distributeurs sont rares et les retraits coûtent cher. Voilà pourquoi Moneygram a été ma solution de secours.

Quelle(s) langue(s) sur place ?

Le français s’impose naturellement dans tout le pays. C’est la langue officielle, parlée par la majorité des Togolais. À côté, plus de cinquante dialectes cohabitent, reflet de la diversité ethnique du Togo.

Carte SIM : utile ou non ?

Oui, le réseau est bon. Cela vous facilite la navigation (Google Maps, Maps.me) et garde le contact avec vos proches.

Puce Togocel : comptez 500 CFA à l’aéroport. Recharge partout, même dans les plus petits villages.

On peut choisir entre data, appels, ou un forfait mixte. Avec une carte data seule, vous conservez votre numéro WhatsApp. Notez : les appels vers la France ou localement coûtent 100 CFA la minute, c’est cher comparé au niveau de vie local.

  • Pour appeler le Togo depuis la France : composez le 228.
  • Depuis le Togo vers la France : préfixe 33.

Et la police ?

Présente, équipée, mais honnête. Chaque jour, je traversais plusieurs contrôles, jamais le moindre souci.

Le pays mène une lutte active contre la corruption. Je ne vis pas au Togo, mais durant mon séjour, jamais je n’ai été confronté à ce problème.

Faut-il acheter ou louer sa moto ?

Louer reste la meilleure option. Une moto neuve coûte 600 €, une bonne occasion autour de 300 €. À ce budget s’ajoutent formalités administratives (carte grise, revente compliquée), et le pays n’étant pas très touristique, la revente rapide est aléatoire.

Où louer une moto au Togo ?

Je vous recommande Koffi et Eric. Ces amis togolais sont basés à Lomé, m’ont accueilli, logé, et permis de louer ma moto. Ils mènent aussi des actions humanitaires. Louer chez eux, c’est aussi soutenir leurs projets associatifs.

Plusieurs lecteurs du blog ont tenté l’aventure avec Koffi : témoignages à l’appui.

Après deux semaines de voyage début octobre, la moto louée à Koffi nous a menés à travers le Togo, de repas partagés chez l’habitant à la chance d’assister à une cérémonie funéraire locale. On parcourt champs, montagnes, réserve animalière, et on rentre avec des souvenirs plein la tête.

Je ne peux que recommander ce pays !

Quel est le tarif pour louer une moto ?

Actuellement, le modèle proposé est une 125 cc Sanya, six vitesses. Base tarifaire : 14 € par jour, dégressif selon la durée.

Contactez Koffi par Whatsapp au 228 92 55 19 31

Où louer une moto au Bénin ?

J’ai passé un après-midi au Bénin, en traversant la frontière par une piste plus par curiosité qu’autre chose. En préparant ce voyage, j’ai rencontré Thibaut, guide local, qui loue aussi des motos dans le nord du pays et organise safaris et excursions. J’ai gardé contact avec lui, et plusieurs lecteurs lui ont déjà fait confiance. Sérieux, fiable et passionné, il est joignable via son site web (formulaire en ligne).

Papiers nécessaires : que faut-il prévoir ?

Permis international obligatoire (gratuit, valable trois ans). La moto de Koffi est homologuée, avec plaque et carte grise, ce qui permet de franchir les frontières si nécessaire.

La conduite au Togo : risquée ?

Tout est question de repères, mais globalement, j’ai trouvé les routes togolaises sûres. Les conducteurs sont plutôt calmes, respectueux du code, à mille lieues de la pagaille vietnamienne. Les traversées piétonnes se font prudemment, pas de circulation à contresens, les bus ne forcent pas le passage, peu d’animaux sur les grands axes. Les taxis-brousse, dans les zones moins urbanisées, sont souvent surchargés, prudence si vous choisissez ce mode de transport.

Pour les trajets longue distance, privilégiez les bus du bureau de poste : véhicules comparables à ceux d’Europe, tarifs identiques aux taxis-brousse, sécurité en prime.

Quel itinéraire privilégier ?

Si le temps vous manque, rien de plus simple que de mettre la moto dans un bus et de redescendre à Lomé. Pour Mango-Lomé, j’ai payé 7 000 CFA, la moto est arrivée intacte.

Mon parcours initial prévoyait de monter jusqu’à Dapaong, puis de redescendre en partie par le Bénin, mais la blessure en a décidé autrement.

Attention : au Togo, il arrive de franchir les frontières sur des pistes, loin des postes de douane. C’est courant dans le pays Tamberma, mais ce n’est pas légal. En cas de problème de santé ou d’accident (expérience vécue), hors poste frontière, l’assurance ne couvre plus rien. Mieux vaut respecter les règles.

Comment tracer son itinéraire ?

Le pays étant francophone, il est facile d’échanger avec les locaux pour demander conseil.

Le

Si vous voyagez avec un smartphone, privilégiez maps.me : c’est l’appli GPS la plus complète pour explorer le Togo.

Combien de kilomètres rouler par jour ?

Tout dépend de votre endurance et de votre habitude. Ne dépassez jamais vos limites.

La route principale qui traverse le pays est vallonnée. Mon maximum : Kpalimé-Sokodé, 282 km en six heures. Les Togolais trouvaient ça fou, mais c’est faisable sans forcer. Thibaut, lui, a déjà fait 650 km en une journée, mais avec une grosse cylindrée.

Privilégiez un départ matinal : je commençais à conduire dès 6 h. Passé midi, la chaleur devient difficile à supporter, même sur la route.

Initialement, je voulais emprunter les pistes, mais le manque d’expérience sur le sable et la chaleur m’ont ramené sur l’asphalte.

Conduire la nuit : possible ?

Mieux vaut éviter. L’éclairage est insuffisant, les risques augmentent. Dès 18 h, la nuit tombe : mieux vaut être arrivé à destination.

Où loger ? Des adresses fiables ?

À Lomé : mon ami Eric peut vous accueillir. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à me le demander.

Dans les autres villes, on trouve des hôtels partout, pas d’auberges de jeunesse. Le confort est simple mais correct, les établissements sont souvent anciens.

Le Petit Futé reste la meilleure source pour repérer un hôtel acceptable.

À Kpalimé : Auberge Aurore, 6 000 CFA la nuit (ventilateur, douche froide, cour sécurisée pour la moto).

À Sokodé : La Bonne Auberge, 8 000 CFA (chambre climatisée, douche froide, cour gardée, restaurant réputé).

À Warengo (pays Tamberna) : Tiyita Hostel, 3 000 CFA, ambiance authentique. Robert, le responsable, fait aussi guide, prépare le petit-déjeuner (1 000 CFA) et les repas (1 500 CFA).

À Mango : Auberge Matoush, 8 000 CFA, climatisation, et surtout, un accueil familial. Après ma blessure, j’y ai passé trois jours, partagé la vie du personnel et transformé un moment difficile en souvenirs précieux. Si vous y passez, transmettez-leur mes salutations.

Le camping, une option ?

Je n’ai pas tenté l’expérience. Avec la chaleur, la saison des pluies et mon besoin de confort, la tente est restée dans le sac. Toutefois, c’est faisable : il suffit de demander l’hospitalité au chef du village. Dormir dans une pièce ventilée est parfois le seul luxe nécessaire après une journée sur la route.

Où manger ?

La cuisine togolaise est très abordable, surtout dans la rue : on se nourrit pour 1 € ou 2 €, sandwichs à 50 ou 100 CFA. Ils sont petits, mais nourrissants. Dans les petits restos, un plat copieux et une boisson coûtent 1 000 CFA.

L’eau, facile à trouver ?

Oui. Le plus simple : acheter des sachets d’eau purifiée (25 CFA, soit 3 centimes pièce). On les trouve partout, à l’unité ou en lot de 30. À Lomé, je buvais jusqu’à 7 litres par jour, c’est bien plus économique que les bouteilles à 1 €.

Comment rester en bonne santé ?

Le paludisme est partout, presque tous les Togolais que j’ai rencontrés l’ont déjà contracté. J’ai pris du Malarone pendant tout mon séjour. En région parisienne, la pharmacie Zemiro propose le traitement à 6,50 € (prix variables, parfois jusqu’à 45 €). Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire.

Pantalons longs, manches longues, répulsif anti-moustiques le soir : j’ai tout appliqué, même sans moustiquaire. Pour l’eau, dès qu’elle vient du robinet ou d’un forage, je la purifiais systématiquement avec des pastilles micropure. Je n’ai jamais été malade. Attention aussi à la rage : mieux vaut éviter les animaux errants.

Voyager avec un budget routard, c’est possible ?

Pour trois semaines sur place, j’ai dépensé 876 € (vol compris).

Budget Poste
Billet d’avion 360 €
Location moto 100 €
Repas 102 €
Hôtel 150 €
Sorties 50 €
Essence 32 €
Visas 61 €
Transport 21 €
Total 876 €

J’aurais pu dépenser moins : la nourriture et les hôtels peuvent coûter encore moins, et faire le visa sur place allège la note.

Qu’ai-je mis dans mon sac ?

Comme toujours, je voyage léger : moins de 8 kg.

Mon sac à dos reste avec moi en cabine, ce qui m’évite de l’attendre à l’arrivée ou de risquer de le perdre en correspondance.

Je ne prévois jamais plus de cinq jours de vêtements, ce qui permet de voyager librement et de prendre le temps pour soi.

Sur place, j’ai porté quasiment la même tenue tous les jours sur la moto. Beaucoup de sous-vêtements dans le sac : je tenais à éviter la corvée de lessive dans un pays où l’eau est précieuse. J’utilisais l’eau recyclée pour nettoyer mes affaires.

Voici le contenu de mon sac :

  • Sac à dos avec poche à eau (pour la moto)
  • Pantalons légers
  • Pantalons de jogging
  • Short de bain
  • Dix caleçons
  • Huit paires de chaussettes
  • Trois chemises techniques
  • T-shirts
  • Cadenas
  • Lampe frontale
  • Sweat-shirt
  • Sac
  • Veste imperméable
  • Brosse à dents
  • Dentifrice
  • Adaptateur USB
  • Bob
  • Lunettes de soleil et de rechange
  • Serviette en microfibre
  • Tente et matelas ultra-légers
  • Boîte de pastilles micropure

Quelles relations avec les Togolais ?

Les rencontres, qu’elles soient locales ou avec d’autres voyageurs, façonnent la vision d’un pays.

Les Togolais : J’ai toujours ressenti un climat de confiance et de sécurité. Les habitants sont ouverts, rieurs, honnêtes, et la langue facilite les échanges. Une petite surprise attend les visiteurs : on vous appelle « le blanc », et beaucoup voient l’étranger comme un modèle à qui demander conseil. Parfois déstabilisant, mais toujours bienveillant.

Les autres voyageurs : Voyager au Togo demande d’être préparé, ou d’avoir une certaine expérience du voyage. Je pars souvent seul, et ailleurs, il suffit d’aller en auberge ou dans un bar pour croiser d’autres routards. Ici, ce n’est pas le cas : pas d’auberges de jeunesse, pas de boutiques de souvenirs. Les touristes sont souvent des bénévoles humanitaires isolés. Au nord de Kpalimé, je n’ai croisé aucun autre voyageur occidental.

Si vous aimez partager votre route, il vaut mieux partir accompagné. En solo, attendez-vous à l’être vraiment.

Le Togo, et surtout les Togolais, m’ont offert l’une de mes aventures humaines les plus fortes. Rouler sur leurs routes, partager leur quotidien, c’est se laisser transformer par l’expérience. Une terre d’humanité, à découvrir sans hâte, mais jamais sans préparation.

Des questions, des astuces à ajouter ? Partagez-les en commentaire, je les intègrerai avec plaisir.

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