Marrakech : quelle sécurité pour les voyageurs aujourd’hui ?

Bonjour ! Comme promis, je partage avec vous mon séjour de 3 jours à Marrakech et je vous donne quelques idées d’escapades ! Faire un court séjour dans un pays passe souvent trop vite, c’est pourquoi je vous conseille de planifier à l’avance un horaire un peu bien préparé, afin de ne pas perdre une miette de votre voyage. Dans cet article, vous pourrez vous inspirer de nos propres excursions quotidiennes, que j’ai agrémentées de petits conseils pour que votre itinéraire soit parfait ! Alors, est-ce qu’on décolle ?

Ce voyage familial au Maroc, organisé avec le soutien de l’aéroport de Saint-Exupéry, a été l’occasion de tester le parcours Famille spécialement pensé pour faciliter la vie des parents dès l’arrivée. Entre animations, espaces de jeux et files d’attente dédiées, tout invite à calmer les esprits, enfants et adultes compris. Emma, happée par toutes ces découvertes, n’a pas vu le temps filer. Après cette étape détendue, cap sur Marrakech avec Easy Jet, le choix direct et économique pour atterrir dans la ville rouge.

Jour 1 : La médina, l’univers des souks et le jardin Majorelle

Pour commencer, ne pas tourner autour du pot : visiter la médina et le souk, c’est un vrai baptême. À peine arrivés, on plonge dans la fourmilière de Marrakech. Nous, habitués des grands espaces, on s’est retrouvés au cœur du chaos. Mais quitte à s’y frotter, autant l’assumer d’emblée pour garder les parenthèses apaisantes pour plus tard. Résultat : une journée marquée par une série d’arnaques que notre candeur n’a fait qu’encourager. Autant partager les couacs, pour que d’autres soient mieux armés.

L’arrivée sur la place Jemaa-el-Fna ne laisse personne indifférent. Le matin, la scène appartient aux charmeurs de serpents et à une frénésie sans détour. Poussé par la curiosité, on avance, et il ne me faut que quelques minutes pour finir avec un serpent autour du cou, un téléphone confié à un inconnu pour immortaliser le tout. Rapidement, la magie s’estompe, place à la négociation. En quelques instants, 200 dirhams disparaissent. Mon conseil : profitez du spectacle à distance, sauf si vous êtes prêt à dépenser sans compter.

Le soir venu, la place s’anime autrement. Musiciens, conteurs, tatoueurs henné s’installent et l’ambiance s’adoucit. Il reste toutefois important de se méfier, les pickpockets sont réputés pour s’y faufiler, et la prudence s’impose alors que la nuit tombe.

Parcourir le souk, c’est accepter de lâcher prise. Bruit, foule, dépaysement total. Pour vraiment saisir l’esprit du lieu, rien ne vaut une balade tranquille à travers les ruelles, en prenant le temps d’observer les artisans et de toucher les étoffes. C’est là, loin des tracas, que la magie de Marrakech se dévoile.

Mais la vigilance ne doit jamais faiblir. Omar, la soixantaine chaleureuse, abordé dans la rue, s’improvise guide. Il promet des accès privilégiés, insiste malgré nos refus. On finit par le suivre : boutiques, restaurants, arrêts répétés, tout y passe pour gonfler la note et la commission d’Omar. L’impression d’être considéré uniquement comme un portefeuille devient vite envahissante. Deuxième conseil : écartez les guides improvisés, organisez vous-même votre parcours pour éviter ce genre de mésaventures.

Petite halte en pharmacie traditionnelle : la séance photo ici aussi se monnaie par un discret pourboire. Omar accélère, pas moyen de s’arrêter. Quelques photos en douce, mais la sensation de devoir payer chaque sourire reste désagréable.

La palme revient sans conteste à la photo la plus chère de la journée, immortalisant un serpent sur mes épaules sur la place quelques minutes plus tôt. Le genre de souvenir inoubliable… dans tous les sens du terme.

En toute fin d’après-midi, j’ai voulu passer par une tannerie, sur conseil du guide papier. Là encore, difficile de savoir à quoi s’attendre. À chaque coin de rue, une nouvelle demande de billet arrive. L’escapade prend des airs d’extorsion. Face au dernier responsable réclamant 20 euros, je refuse. La tension grimpe, la sortie prend un tour inquiétant : encerclés par plusieurs hommes, la pression devient réelle. Chris serre Emma contre lui. Omar, notre guide, menace d’appeler la police, le ton baisse d’un cran. On comprend vite qu’ici, les forces de l’ordre restent la meilleure parade pour calmer les esprits trop pressants. Après quelques centaines de mètres suivis dans les ruelles, tout rentre dans l’ordre. Mon conseil : en cas de problème, faites confiance à votre instinct et n’hésitez pas à appeler du renfort.

Fatigués, sous tension mais finalement soulagés, nous remercions Omar et filons prendre une calèche pour quitter le tumulte du souk et changer d’air.

Après cette immersion, pause bienvenue au jardin Majorelle, imaginé par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Ici, l’agitation retombe. Les cactus géants et le bleu intense du jardin apaisent les nerfs. Un refuge hors du temps, parfait pour reprendre son souffle. Et si le programme permet, un détour par le musée berbère complète l’expérience.

Jour 2 : Vallée de l’Ourika, marche et thé berbère

Changement total d’ambiance pour cette deuxième journée. Loin des nuisances de la veille, nous suivons les conseils du Riad Jawad et mettons le cap sur la vallée de l’Ourika, au pied du Haut Atlas. L’hôtel nous met en contact avec un chauffeur fiable et un guide local de confiance. Voici une astuce utile : demandez à votre hébergement ses recommandations pour trouver les bonnes personnes et profiter d’adresses sûres.

La vallée de l’Ourika, à une cinquantaine de kilomètres de Marrakech, devient le refuge préféré des habitants l’été, lorsque la ville étouffe. On longe la rivière en taxi, on s’arrête au gré des envies ou des plus beaux points de vue. Tantôt un village typique, tantôt une pause photo, le rythme ralentit franchement.

Sur les berges, les petits restaurants aux tables mouillées par la rivière proposent tajines et plats du coin. On préfère un modeste boui-boui où les locaux s’attablent. Sans chichis, mais le plat de chèvre au tajine reste gravé dans nos mémoires. Noté dans un carnet, le nom : Wadurika. Pas de panneau, aucune trace sur internet, juste une bonne adresse comme tant d’autres disséminées au fil de la route.

Arrivés à Setti Fatma, le village sert de point de départ à toutes les randonnées vers les cascades. Les guides, souvent natifs du coin, connaissent parfaitement les lieux et proposent des parcours adaptés. Nous avions réservé à l’avance ; sérieux et agréable, notre guide propose même des treks plus longs dans le désert pour ceux qui en veulent davantage.

Près de quatre heures de marche avec Emma en tête de file, à explorer cinq cascades. Plus on grimpe, plus la sérénité tombe sur le groupe. Un détail non négligeable : des chaussures robustes, c’est nécessaire, certains passages sont raides. L’itinéraire, perché entre 1000 et 2000 mètres, délivre des paysages inoubliables. Le matériel compte : des baskets de bonne tenue sont le minimum.

Notre guide, patient et encourageant, a su motiver les enfants tout au long du sentier.

Alors qu’on longe une rivière, des singes se chamaillent dans les arbres, détail qui capte immanquablement l’attention des petits comme des grands.

Une fois la randonnée terminée, notre chauffeur suggère une pause chez Fatima, amie du coin, habituée à recevoir des visiteurs curieux de traditions berbères.

Dans la maison, le thé à la menthe coule avec générosité, accompagné d’un fromage frais de fabrication maison et de miel tartiné sur des galettes Bouchiar encore tièdes. Un moment vrai, plein de simplicité, qui imprime la mémoire.

Autour de la grande table, morceaux de sucre, huile d’olive, miel et pain frais entament la conversation. Pour Emma, le meilleur reste la rencontre avec un petit veau niché dans la pièce voisine.

Jour 3 : Détente à l’hôtel et quad dans la palmeraie

Le Maroc, c’est aussi l’art de ralentir. Challenge personnel pour nous, éternels fourmillants, mais se poser à la piscine sous un soleil de plomb, à 29 °C, s’est révélé salutaire.

Le Riad Jawad, plus qu’un simple hébergement, offre une ambiance intime et chaleureuse. En bordure de Marrakech, l’établissement coupe court à l’agitation mais reste relié à la ville, avec un service navette gratuit pour celles et ceux qui veulent retrouver le tumulte de la médina.

Cet endroit a été un véritable coup de cœur : personnel attentionné, petits déjeuners somptueux, atmosphère détendue… chaque détail laisse un souvenir tendre.

L’après-midi, sensation garantie. Via l’hôtel, réservation pour un tour de quad dans la palmeraie de Marrakech. Près de 100 000 palmiers sur 15 000 hectares : le décor frappe fort. Des balades à dos de chameau existent aussi, mais nous préférons l’option quad, question de bon sens animal.

Deux heures à arpenter les chemins de poussière, slalomer entre les troncs et croiser à l’horizon les montagnes béantes. Pour ce genre d’activité, la tenue doit suivre : vêtements couvrants et chaussures fermées protégeront des projections de poussière.

Cette activité convient parfaitement aux enfants, pour peu qu’un accompagnateur veille à leur sécurité. Emma, six ans et demi, n’a pas caché sa joie pour sa toute première expérience de quad !

Dernier moment fort du séjour : le restaurant Dar Mima, chiné sur recommandation, où le couscous rivalise avec le cadre somptueux d’un vieux riad. Place à la planification : il faut réserver, l’endroit est très couru. Pour bien s’y rendre, il suffit de contacter la direction avant et de se fier à leur accueil sur la place Jemaa-el-Fna.

Ce voyage n’a pas été de tout repos, mais la lumière qui baigne Marrakech en fin de journée donne à chaque souvenir une touche éclatante. Une expérience franche, parfois rocambolesque, qui donne déjà envie de revenir pour pousser la découverte encore plus loin, et ramener d’autres récits de terrain.

Crédits photos : Artlex & Chris

Remerciements à l’aéroport de Saint-Exupéry, à Easy Jet et à l’agence Conversational pour avoir rendu cette aventure possible et mémorable.

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