Comprendre l’état actuel de Sydney et ses défis majeurs

Les chiffres ne mentent pas : plus de 200 000 cas de COVID-19 recensés en Australie depuis le début de la crise sanitaire, près de 2 000 décès, et des frontières fermées depuis plus d’un an, sans perspective claire de réouverture. Alors que Sydney tente de reprendre son souffle, la réalité du terrain ne peut plus être ignorée : la vie quotidienne, les projets de voyage et les parcours de ceux venus tenter leur chance sur l’île-continent sont bousculés, parfois stoppés net. Voici un état des lieux lucide et actualisé de la situation, avec ce qu’il faut savoir pour les voyageurs et les titulaires du fameux visa vacances-travail.

Résumé de la situation de la COVID-19 en Australie

Depuis le 20 mars 2020, les frontières australiennes restent fermées à toute personne qui n’a pas le statut de résident permanent ou la citoyenneté. Les mesures de distanciation sociale et les restrictions ont été instaurées pour limiter la circulation du virus, aussi bien pour protéger les Australiens que les étrangers présents sur place. Après une première vague violente en mars 2020, la situation s’est stabilisée grâce à ces dispositifs, mais la région de Victoria a de nouveau été confrontée à une hausse des contaminations, notamment après des failles dans la gestion de la quarantaine hôtelière.

Début mars 2021, le ministre de la Santé, Greg Hunt, a confirmé que la fermeture des frontières aux non-résidents serait prolongée jusqu’au 17 juin 2021. La prudence reste donc de mise.

Les chiffres

À la date du 24 novembre 2021, l’Australie avait enregistré 202 107 cas de COVID-19 et 1 973 décès. Victoria concentre la majorité des infections, avec près de 115 000 cas signalés depuis le début de la pandémie, suivie de la Nouvelle-Galles du Sud, qui dépasse les 79 000 cas. Pour suivre l’évolution en temps réel, le ministère australien de la Santé publie toutes les données sur son site officiel.

Quelle est la situation actuelle des voyageurs ?

Le Center for Disease Control and Prevention (CDC) déconseille tout déplacement non indispensable vers l’Australie. Les seules exceptions concernent les motifs impérieux : urgence médicale, situation familiale grave, ou intervention humanitaire.

Restrictions

L’Australie maintient un dispositif strict : frontières fermées, contrôles renforcés dans les aéroports, et embarquement filtré en amont des vols. Les compagnies aériennes collaborent avec les autorités pour déterminer qui peut prendre l’avion vers le territoire australien.

Copyright : Mortier Troy (Unsplash) Les seules personnes autorisées à rejoindre l’Australie sont les citoyens, les résidents permanents, leurs proches directs, ou celles bénéficiant d’une exemption. Voici les catégories de voyageurs qui peuvent franchir la frontière :

  • Citoyens australiens
  • Résidents permanents australiens
  • Membres de la famille immédiate d’un citoyen ou d’un résident permanent
  • Citoyens néo-zélandais résidant habituellement en Australie, et leur famille proche
  • Diplomates accrédités (visa sous-classe 995)
  • Voyageurs en transit pour moins de 72 heures
  • Équipage de ligne
  • Équipage de marine, dont les pilotes maritimes

Un justificatif sera systématiquement exigé pour prouver que vous appartenez à l’une de ces catégories.

Exemption individuelle

Il existe des situations spécifiques où une exemption peut être demandée en ligne :

  • Invitation officielle d’une autorité australienne pour la gestion de la crise sanitaire
  • Fourniture de services médicaux urgents ou spécialisés
  • Compétences rares ou emploi dans un secteur jugé fondamental
  • Entrée reconnue comme étant dans l’intérêt national
  • Personnel militaire

Des circonstances personnelles, comme le décès ou la maladie grave d’un proche, peuvent aussi justifier une exception. La demande doit se faire via le portail du gouvernement australien, idéalement deux semaines à l’avance et au maximum trois mois avant le départ. Preuve à l’appui, cette autorisation sera contrôlée à l’aéroport.

La quarantaine

Toute personne arrivant en Australie, quelle que soit sa nationalité, doit observer une période de quarantaine de 14 jours dans un hôtel désigné à l’arrivée, aux frais du voyageur. Les consignes varient selon l’État ou le territoire : certains imposent des frais supplémentaires, d’autres organisent le transport vers le lieu d’isolement. Il peut également vous être demandé de réaliser un test COVID-19 dans les 48 premières heures, puis entre le 10ᵉ et le 12ᵉ jour. En cas de refus, la durée de la quarantaine peut être prolongée. Le ministère australien de la Santé détaille les règles applicables par région sur son site.

Passagers en transit

Si l’Australie n’est qu’une escale dans votre trajet, la quarantaine n’est pas appliquée à condition de rester en zone internationale pour un maximum de 8 heures. Au-delà, un passage par un centre de quarantaine devient obligatoire.

Droits d’auteur : Prasesh Shiwakoti Lomash (Unsplash) Que se passe-t-il pour les titulaires du visa vacances-travail ?

Ceux qui ne sont pas encore en Australie

Les frontières étant toujours fermées, il n’est pas possible de rejoindre l’Australie avec un visa vacances-travail, même si vous l’avez obtenu. Toutefois, il reste possible de déposer une demande. Une fois ce visa accordé, vous pourrez l’activer dès la réouverture des frontières, la date reste à préciser. À noter : le visa reste valable un an à compter de sa délivrance pour effectuer votre entrée dans le pays.

Ceux qui sont déjà en Australie

Si vous êtes déjà sur le sol australien, vous pouvez rester avec un visa valide ou choisir de rentrer en France, chacun évaluant sa propre situation. Le visa vacances-travail n’est pas renouvelable, mais il existe des alternatives. Avoir travaillé trois ou six mois dans des secteurs spécifiques donne droit à un deuxième ou troisième visa. Un emploi dans le domaine de la santé ou des services médicaux, depuis le 31 janvier 2020, peut être reconnu comme « travail spécifique ».

Pour les résidents temporaires dont le visa arrive à expiration et qui exercent dans un secteur prioritaire, la demande d’un visa temporaire d’activité (sous-classe 408) permet la prolongation du séjour et la poursuite du travail sur place. Ceux qui ne remplissent pas ces critères peuvent envisager de solliciter un visa de visiteur (sous-classe 600), selon leur situation. Attention : dans certains États, les frontières intérieures peuvent être partiellement ou totalement fermées, comme c’est le cas pour Victoria.

Droits d’auteur : Kate Trifo (Unsplash) Quelques repères pour se protéger de la COVID-19 lors d’un déplacement

Lors d’un voyage, certaines mesures restent incontournables pour limiter la transmission du virus, et préserver aussi bien votre santé que celle des autres. Garder une distance de deux mètres avec toute personne hors de votre foyer, porter un masque couvrant le nez et la bouche dans les lieux publics, se laver les mains fréquemment, éviter de toucher son visage : ces gestes simples sont à privilégier. En cas de symptômes ou de malaise, mieux vaut reporter son déplacement.

En Australie, si vous ressentez des difficultés respiratoires ou des signes évocateurs (fièvre, toux, gorge sèche, perte de goût ou d’odorat), composez le 000 pour accéder à une prise en charge médicale rapide. Restez attentifs aux évolutions des règles sanitaires, car la situation peut changer du jour au lendemain.

Liens utiles

  • Ministère australien de la santé (page sur les voyageurs internationaux)
  • Site web du CDC (page sur l’Australie)
  • Page du gouvernement australien pour les VHS sur site
  • Ambassade de France en Australie

L’Australie, pays de grands espaces, reste pour l’instant à distance : entre restrictions, attentes et espoirs, chacun guette le moment où les horizons se rouvriront. La suite s’écrira au rythme des décisions sanitaires, et des rêves de départ remis à plus tard.

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