Voyager au Costa Rica : quels sont les vrais risques ?

Le Costa Rica ne s’apprivoise pas comme une destination ordinaire : ici, l’accueil n’est pas une promesse marketing mais une réalité vécue. Les Costaricains, ou Costariciens, selon les préférences, savent recevoir, et leur disponibilité n’est pas feinte. Le fameux « Pura Vida » rythme chaque rencontre, chaque échange, chaque sourire. Cette expression, qui ponctue les journées de tout le pays, sert à saluer, remercier, accueillir, et parfois juste à signifier que tout va bien. Un simple sourire, sincère, suffit à répondre et à tisser un lien. Entre eux, les habitants se nomment Ticos et Ticas. Cette habitude se retrouve jusque dans la langue : on ajoute « tico » ou « tica » à la fin des mots pour exprimer la petitesse ou l’affection, comme dans « chiquitico » pour « tout petit ». Avec ces quelques codes, vous voilà déjà mieux armé pour échanger avec les locaux. Pour préparer au mieux votre séjour, pensez à parcourir nos autres articles dédiés au Costa Rica.

Planifiez votre voyage au Costa Rica en période de Covid-19

Avant de réserver vos billets, renseignez-vous bien sur les restrictions sanitaires en vigueur selon votre pays de départ. Le Costa Rica exige de remplir le formulaire PASE DE SALUD et de souscrire à une assurance médicale de voyage. Ces précautions facilitent l’entrée et garantissent une prise en charge en cas de besoin.

1. Quelle devise au Costa Rica ?

Le pays fonctionne avec deux monnaies principales : le colon (ou colones) et le dollar américain. À ce jour, un colon équivaut à environ 0,0016 USD. Par exemple, un repas dans un Soda, le petit resto local, coûte autour de 3 500 CRC, soit près de 5,74 $. En règle générale, régler en colones s’avère souvent plus avantageux qu’en dollars américains. Garder un peu des deux sur soi reste tout de même judicieux.

2. Est-ce que voyager au Costa Rica coûte cher ?

La réputation du Costa Rica n’est pas usurpée : il s’agit bien de l’une des destinations les plus onéreuses d’Amérique centrale. Mais la sécurité qui y règne et la qualité de l’expérience valent largement l’investissement. On paie un peu plus, mais on voyage l’esprit tranquille.

3. Comment louer une voiture au Costa Rica ?

Opter pour une location de voiture transforme radicalement le voyage. Un 4×4 permet de sortir des sentiers battus et de ne dépendre ni des horaires ni des itinéraires des bus locaux. Pourtant, la location de véhicule au Costa Rica réserve aussi son lot de surprises. Les tarifs affichés sur des sites comme Kayak ou autres plateformes connues sont souvent très éloignés du montant réel facturé. Après de longues recherches, All Costa Rica s’est révélée être une structure fiable et solidaire pour organiser son séjour. Leur aide a été précieuse pour obtenir un tarif cohérent sans mauvaise surprise. Un conseil : la plupart des agences exigent une carte de crédit et rechignent à accepter les cartes de débit. Sur la route, la vigilance s’impose : dépassements hasardeux, prises de risques inutiles… certains conducteurs ne reculent devant rien. Mieux vaut garder son calme, respecter le code et éviter toute provocation. La police locale ne transige pas avec la sécurité routière.

4. Comment puis-je me déplacer au Costa Rica ?

Si vous envisagez de louer une voiture pour explorer le pays, il faut savoir que le Costa Rica ne dispose pas d’un système d’adressage classique. Les noms de rue sont rares, la signalisation parfois absente, et les cartes papier peu fiables face aux évolutions rapides du réseau routier. Mieux vaut miser sur un GPS performant. Waze a la faveur des locaux et de nombreux voyageurs. Pour notre part, Google Maps a parfaitement rempli son office, pensez simplement à télécharger les cartes hors ligne des zones à parcourir et à enregistrer vos points d’intérêt. D’autres options existent : bus, taxi, Uber, voire covoiturage via des groupes Facebook francophones, très actifs et utiles pour dénicher un trajet ou partager une course.

5. Quand partir au Costa Rica ? Les saisons :

Deux périodes se succèdent au Costa Rica. La saison sèche va de décembre à avril, alors que la saison des pluies s’étend de mai à novembre. Attention, les conditions ne sont pas identiques sur la côte Pacifique et la côte Caraïbes. Le site officiel du Costa Rica détaille précisément ces différences. Pour les amoureux de la montagne, prévoyez de quoi vous couvrir : les températures chutent sérieusement en altitude, comme à Monteverde dans le nord-ouest.

6. Comment vous équipez-vous ? Répulsif anti-moustique et crème solaire !

Les moustiques ne font pas de cadeaux, surtout pendant la saison humide. Un répulsif anti-moustique efficace se révèle vite indispensable. Expérience vécue : après une randonnée, une simple zone oubliée lors de l’application a suffi à déclencher démangeaisons féroces et réaction allergique. Si cela vous arrive, rendez-vous dans une pharmacie : Benadryl ou une crème adaptée vous soulageront rapidement. Pour la crème solaire, vous en trouverez partout sur place, mais souvent à un tarif supérieur à celui pratiqué chez vous. Vu l’intensité du soleil, ne faites pas l’impasse.

7. Où retirez-vous de l’argent ?

Les cartes bancaires sont acceptées dans de nombreux commerces, mais dès qu’on s’éloigne des villes, le paiement en espèces redevient la norme. Pensez à retirer de l’argent à l’avance, car il arrive fréquemment que les distributeurs soient à sec, surtout le week-end. Les guichets automatiques limitent le montant retiré, et toutes les banques ne permettent pas d’obtenir des dollars américains. La BCR (Banco de Costa Rica) le propose, mais prévoyez toujours un plan B.

8. Le Costa Rica est-il un pays dangereux ?

Le Costa Rica jouit d’une solide réputation de destination sûre, la plus paisible d’Amérique centrale. Pour autant, la vigilance reste de mise. Ne laissez jamais d’objets dans votre véhicule, même dissimulés dans le coffre. Sur les plages, privilégiez les parkings publics surveillés pour éviter les mauvaises surprises.

9. Quelles langues au Costa Rica ?

L’espagnol est la langue officielle, mais dans les zones touristiques, beaucoup de Costariciens maîtrisent l’anglais. Ce n’est cependant pas une généralité. Pour éviter les incompréhensions, l’application Google Translate (Android ou iPhone) rendra bien des services : guides disponibles en français ou espagnol, consultation hors ligne. Le pays dispose d’une excellente couverture réseau et le wifi est accessible dans la plupart des cafés et restaurants.

10. L’eau est-elle potable ?

Au Costa Rica, l’eau du robinet est potable dans la grande majorité des cas. Restez toutefois prudent dans les zones reculées : préférez l’eau en bouteille pour éviter tout risque inutile.

11. Où voir des paresseux Costa Rica

Les paresseux, ces animaux emblématiques d’Amérique centrale, ne se laissent pas facilement observer. Ils ne sont pas partout et restent bien cachés dans la canopée. Avec un peu de chance, vous en croiserez un lors d’un trajet, comme cette rencontre à seulement un mètre du bord de la route.

12. Les pourboires sont-ils obligatoires ?

Au Costa Rica, les pourboires ne font pas partie des obligations. Les restaurants ajoutent déjà 13 % de taxes et 10 % de service à l’addition. Cela dit, laisser un petit geste à la femme de ménage, au chauffeur de taxi ou au guide est toujours bienvenu et apprécié.

13. Pourquoi éviter de se baigner dans les rivières ?

La faune aquatique du Costa Rica réserve parfois des surprises. Crocodiles et caïmans peuplent certaines rivières et même quelques plages. Les zones à risque sont généralement signalées, mais mieux vaut demander aux habitants pour s’assurer de la sécurité de la baignade.

14. Pourquoi n’y a-t-il pas d’armée au Costa Rica ?

Le Costa Rica a aboli son armée en 1948. Symbole fort : sur les billets de 10 000 colones, on peut voir un homme armé d’une masse, clin d’œil à « Don Pepe » qui détruisit les armes dans la caserne Bellavista à San José. Ce choix politique a permis de consacrer davantage de moyens à l’éducation et à la santé. Résultat : taux d’alphabétisation de 97 % et espérance de vie de 80 ans, des chiffres qui parlent d’eux-mêmes à l’échelle régionale.

15. Le Costa Rica, maître de la biodiversité et de l’écotourisme ?

Le Costa Rica détient le record mondial de biodiversité au kilomètre carré : il abrite près de 5 % de la faune et de la flore de la planète. On y recense 850 espèces d’oiseaux, 1 600 types de poissons, 12 000 plantes, 230 mammifères et d’innombrables papillons, 10 % de toutes les espèces connues y vivent. Depuis plus de deux décennies, le pays mise sur l’écotourisme et le développement durable. Avec 61 parcs nationaux et réserves couvrant un quart du territoire, et des initiatives visant à protéger la nature des appétits des multinationales, le Costa Rica donne un avant-goût de ce que pourrait être un tourisme respectueux et engagé, à la hauteur de ses ambitions vertes.

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